Le point de fuite du système, c'est le crédit, c'est lui qui ouvrait les perspectives, les rallonge, les étend.

Les années 80 sont le point de fuite final du système: le spectaculaire intégré. Ses images, son décor, sont celles où il s'auto-absolutise dans sa niche, TON CERVEAU.
Pas d'autre chemin possible pour le capital, sa survie augmentée de bulle en bulle: le chibre de la bêtise, la puissance rapace, piratage sans partage, aura ramonné la réalité jusqu'au tréfonds.
on a tout bouffé, on s'est bâfré, d'excuses, de riens, de déviations, tout pour rien.
Il n'y a plus de perspective pour le système: le point de fuite est épuisé. La représentation est abolie et le spectacle s'écroule, des lambeaux d'habitudes charrient les tenaces relations, appauvris,
désormais même les requins balancent.
LES GENDRES ROUGES

vendredi 28 octobre 2011

SUR LE SPECTACLE: MICHEL CLOUSCARD À APOSTROPHES



Le capitalisme, comme le décrit Michel Clouscard, promeut une psychologie pulsionnelle. Il s’acharne à détruire en chacun tout "filtre" qui pourrait faire obstacle à l’accomplissement du compulsif. Il promeut comme nouvelle normalité morale la pulsion d’avoir immédiatement le fruit de son désir, et promet que le système marchand fournira les biens nécessaires pour assouvir cette pulsion.
Clouscard, après Debord dans les années 60, avec le concept de Spectacle, et avant, entre autres Bernard Stiegler ou Dany-Robert Dufour dans les années 2000,  avec l'idée de prolétarisation des consciences par la consommation de masse, est bien seul pendant les années 80 à réaliser une critique et un inventaire des ruses de l'exploitation pour assoir sa domination. Pour tout dire on se foutait de sa gueule, en plus il avait un accent. 
Toujours cette médisance petite-bourgeoise de "la classe qui a la classe".